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Loney, Dear – Interview

Emil Svanängen vient juste de descendre de la petite scène de la Flèche d’Or, suite à une prestation piège – public pas vraiment concerné, succession difficile aux bruyants Jai Alai Savant – dont il s’est tiré
avec les honneurs. Devant un whisky, il nous explique la genèse de son groupe et sa discographie (un peu) compliquée.

Loney, Dear

C’est plutôt difficile de faire des concerts comme ça, où tu es tout seul sur scène, dans un environnement bruyant, mais bon, il faut se lancer, avec l’espoir que les gens apprécieront.

Tu as fait un concert très court, c’était volontaire ou bien tu as préféré couper court vu le bruit ambiant ?
Non, le bruit ne m’ennuyait pas, mais je pense que quand la situation n’est pas des plus favorables, il est préférable de laisser le public sur sa faim. Je me suis promis de jouer des concerts plus courts cette année, pour maintenir l’intérêt du public. J’avais tendance à jouer trop longtemps auparavant.

Peux-tu me raconter comment Loney, Dear a commencé ?
Je jouais du piano dans un trio jazz, avec un bassiste et un batteur. J’ai eu le sentiment que je ne pouvais pas évoluer davantage, car il est très difficile de toucher les gens quand tu joues de la musique instrumentale. Je voulais me mettre à chanter. J’ai demandé à des amis de me prêter des disques de pop music, car je n’en avais jamais vraiment écouté, j’écoutais plutôt du jazz et du folk. Tout ça, c’était vers 1999. Ensuite, j’ai eu un ordinateur et j’ai commencé à enregistrer des chansons. C’était la première fois que je pouvais faire de l’enregistrement multi-pistes. J’ai donc enregistré un premier album, qui n’a eu aucun écho. Puis un autre, qui n’a pas eu d’écho non plus. Donc j’en ai enregistré deux de plus parce que j’avais le temps. Tout d’un coup, je me suis retrouvé avec quatre albums terminés, dont les deux derniers au moins me paraissaient très bons et dont personne ne savait rien. Nous sommes allés à South by Southwest l’année dernière et je crois que c’est là que l’aventure a vraiment commencé pour le groupe.

Tu as dit « nous », tu veux parler de ton groupe live ?
Oui. Je compose et j’enregistre tout tout seul, et je veux que ça reste comme ça. Mais pour les concerts, il s’agit d’un vrai groupe, plus ou moins.

Comment vous êtes vous retrouvés à South by Southwest ?
Le ministère de la Culture suédois nous a donné une subvention pour payer les billets d’avion. Subpop a entendu parler de notre concert et nous a contactés pour acheter nos disques. Ca fait un an maintenant, et c’est comme ça que ça a commencé.

Tu as ton propre label, Dear John ? C’est seulement pour sortir tes disques ou tu envisages de sortir les albums d’autres artistes ?
Non, c’est juste un nom. Peut-être à l’avenir cela deviendra-t-il un vrai label à l’avenir. Pour l’instant, c’est juste un moyen de sortir mes disques.

Ta situation vis à vis des maisons de disques semble un petit peu compliquée non, entre Subpop et EMI ?
EMI nous a signés pour le monder entier sauf les Etats-Unis, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Donc je dois avoir pas loin de six labels dans le monde maintenant. C’est compliqué, je laisse ça à mon management. Ce n’est pas plus mal d’avoir des gens motivés par ma musique qui la font connaître un petit peu partout dans le monde plutôt qu’une grosse maison de disques.

Concrètement, deux de tes albums vont sortir presque en même temps à certains endroits…
Oui, j’ai vu ça, c’est assez perturbant. Surtout que ces deux albums ont été enregistrés en 2004 et 2005.

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