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Catherine Watine : “C’est comme la vie, rien n’est jamais trop ordonné, ni trop tiède…”

Faire de la musique, c’est en quelque sorte sculpter des blocs de silence, pour mieux les sertir. De notes, de sons… Comme pour ses prédécesseurs Erik Satie, Steve Reich ou encore Mark Hollis, cela semble être l’ambition, en mode artisanal, de Catherine Watine, dans le cadre d’une trilogie de pièces d’orfèvrerie sonore qui, après les très beaux “Géométries sous-cutanées” (2019) et “Intrications quantiques” (2020), se clôt en majesté avec “Errances fractales”, sorti le 5 novembre. Une musique sublime autant que subliminale, dont son autrice nous révèle les secrets de fabrication souvent surprenants (qui aurait pensé que le son d’un tunnelier sur un chantier du métro du Grand Paris pourrait un jour nous fait entrer en état d’apesanteur ?). La musicienne revient également sur ses choix, musicaux et humains, ainsi que sur son goût de l’indépendance, à la fois gage de liberté et source de contraintes… Entretien au long cours.

Photo Christian Taillemite


Après “Géométries sous-cutanées” en 2019, puis “Intrications quantiques” en 2020, “Errances fractales” clôt aujourd’hui une trilogie qui constitue un vrai virage dans ton œuvre. Quand et comment est née l’idée de ces albums plus liés à la musique minimaliste qu’à l’esthétique indé ou chanson française des précédents ?

Cela faisait un moment que je réfléchissais au moyen de m’affranchir momentanément du format chanson. Après l’enregistrement de l’album “Atalaye” dans un manoir anglais (2015), j’ai commencé à composer des petites pièces de piano que j’ai stockées dans un disque dur. Au fond de moi, je sentais que je ne voulais plus d’obéissance à la normalité (depuis toujours d’ailleurs) et que l’album suivant serait le résultat de mon instinct, doublé de mon goût pour la décoration et la mise en scène. C’est venu sans crier gare, j’éprouvais un plaisir vif à contempler la nature, particulièrement dans les Landes, quand j’allais à l’océan très tôt le matin pour voir les mouettes s’ébattre en troupe sur les bancs de sable. J’entendais leurs cris éraillés pendant que je ramassais des bois flottés et des galets (toujours noirs et plats), j’écoutais le bruit du ressac, les crissements de pas ; j’ai commencé à frénétiquement tout enregistrer, et dans le même temps, à tout photographier autour de moi, comme si je devais remplir un manque, visuel et sonore. Puis est arrivé assez rapidement le moment où j’ai éprouvé le besoin de construire des univers organiques avec toutes mes captations.

Dans ce même temps, mon compagnon est décédé d’un cancer très souffrant, tout mon univers s’est alors bouleversé, et j’ai eu naturellement besoin de changer ma vie et ma façon de vivre, d’aller vers quelque chose de plus profond, de retrouver mon désir d’enfant qui était d’être chef d’orchestre. Comme si je m’étais préparée pendant ces longues années… Je n’ai pas fait d’études d’orchestration, mais j’aimais imaginer plein de contre-chants et de développements depuis mes toutes premières compositions au piano – et j’imaginais toutes les strates que je pourrais superposer autour de mes improvisations pianistiques. Je me suis lancée à mon retour chez moi, à Boulogne, j’ai remonté ma station Logic Pro… Pour ne pas me laisser de distraction possible, pour ne pas avoir à penser, pour garder une émotion positive intacte. C’était en 2016, et ce qui en est sorti a donné beaucoup de grain à moudre, pour trouver le genre dans lequel on pouvait inscrire cette trilogie. Cela s’inscrit dans la musique répétitive sans conteste, minimaliste je ne sais pas trop… Oui, si l’on considère que les pianos ne sont pas très bavards et sont répétitifs parfois et oui, si j’ai réussi à concentrer tous les univers sonores dans une seule et même sensation sensorielle. Mais si l’on écoute sur une bonne chaîne avec un bon casque, on peut entendre beaucoup d’informations – il y a toujours, en général, plus ou moins une cinquantaine de pistes par titre.

Le piano joue un rôle toujours prédominant, central, sur ces trois disques, mais il est enveloppé de sons difficiles à caractériser. D’où viennent ces bruits répétitifs, ces bourdonnements méconnaissables ?

Oui, le piano est toujours là, je ne peux pas le trahir, il a été mon compagnon de route toute ma vie et me l’a souvent sauvée (j’ai donné mon premier concert à 7 ans). En réponse à ta première question, j’évoquais déjà un peu cette partie sonore méconnaissable… Il y eut ces premiers essais de field recording dans les Landes, mais une fois revenue dans la ville, à Boulogne, je suis sortie marcher quotidiennement, de jour comme de nuit, pour traquer tous les bruits des chantiers de construction, les feulements du vent dans les appels d’air, la circulation, les essuie-glace, les bruits dans les parkings (réverbération), les pas sur les pavés, et parfois des choses plus insolites comme ces frappements avec la paume de ma main sur tout un tas de surfaces de la ville (Le Pouce de César devant la Seine Musicale par exemple, qui est une statue gigantesque en bronze, faite à partir d’un moule je suppose, et donc creuse à l’intérieur – ce qui crée une résonance infinie, j’adore).

Le tout premier concert, et déjà le piano.

Je vis seule et je n’ai pas d’autre rythme que celui de mon instinct, pas d’obligation d’horaires ni de comptes à rendre à quiconque, j’ai pu ainsi filmer la nuit des choses qui dorment dans mon disque dur aussi, je n’ai pas de talent de monteuse, mais de temps en temps, je me fais des petits clips où j’introduis ces séquences. Par exemple, pour  “The Queen of Jails” de l’album “PHÔS Disparition” (un projet parallèle mené avec Intratextures – ndlr), j’ai fait des aller-retours sur une portion de périphérique la nuit pour éclairer les images sans droit que j’avais prises sur Internet.

Pour revenir à la trilogie, et cet effet percussif sourd que j’aime plus que tout, j’ai eu aussi l’envie de créer à partir de mon propre environnement, par exemple, les horloges, les remontoirs, les minuteurs, mais aussi les soupapes de vapeur quand je cuisine, les verres que je fais rouler au sol, je crois que j’ai touché à tout ce qu’il y a dans mes tiroirs et mes placards. Je me garde quelques secrets de fabrication !
Ensuite, tout cela se retrouve dans ma station sur l’ordinateur. Là interviennent des découpes, des ralentissements, des changements d’octave, des reverse… Je commence par superposer quelques pistes, ce qui me donne un premier paysage cinématographique dans ma tête, et une fois tout positionné, je sors mon LYRA-8, un synthétiseur fabriqué par SOMA (effets, delay, distorsion) pour faire comme un liant. Mais j’ai souvent des surprises, l’une de ses principales caractéristiques est d’être totalement aléatoire, ce qui est loin de déplaire à mon esprit rebelle !

Tu travailles en totale indépendance… Comment se déroule ton processus de création ? Tout part-il du piano ou cela évolue-t-il en fonction des morceaux ? Échanges-tu avec d’autres musiciens ? A quel moment de ta création ?

Je travaille en totale indépendance, oui, surtout parce que je ne suis pas une professionnelle du son, et que j’ai besoin de faire ma petite cuisine toute seule, d’une manière très artisanale, quelquefois je suis arrêtée par un manque de connaissance approfondie de mon logiciel… Et ce n’est que lorsque j’ai monté tout mon morceau que je vais voir Damien Somville (du Studio Plastic Folk Inventions) pour mixer, et c’est à lui que je délègue le soin de régler mes problèmes techniques, et d’apporter du merveilleux dans le mix avec les milliers de plugs qu’il a dans sa bécane. Avant cette trilogie, j’avais monté un groupe et chaque musicien prenait sa part dans le live.

Pour la composition, je travaillais au piano et déjà sur ma station Logic Pro, je préparais des maquettes avec les principaux contre-chants mélodiques que je jouais sur le clavier maître. Puis je faisais appel à un arrangeur et des musiciens de studio parmi mes amis : j’ai travaillé avec Nicolas Boscovic, qui est un immense producteur, compositeur et arrangeur, pour les albums “B-Side Life” et “Still Grounds for Love”. J’ai cessé cette collaboration pour l’album “Atalaye”. J’avais décidé que l’album serait enregistré dans les conditions du live. J’avais tout préparé avant de partir en Angleterre (trois jours dans un manoir magnifique proche de Brighton, ce qui m’a donné l’occasion de voir JD Beauvallet, venu en voisin). J’avais pris comme compagnons de voyage Gaëlle Deblonde (violon), Arnaud Delannoy (multi-instrumentiste harpe, contrebasse, clarinette basse, guitare, etc.) et Marc Denis (basse et guitare), les autres musiciens avaient été convoqués par Ian Caple, à savoir Martyn Barker (batterie/percussions) et Ian Burdge (violoncelle).  Nous avons tout enregistré en live, en commençant par le duo piano/batterie, puis les différents instruments en fonction de ce qui avait été maquetté à l’avance. Ce plaisir de l’enregistrement en direct m’a donné confiance dans ma relation au piano, et j’étais prête pour l’émancipation !

Je ne peux pas dire pour autant que tout part du piano, c’est même souvent l’inverse. Je commence par poser les décors, les lumières (les sons aigus), les tapis (les sons profonds et graves), les actes et les scènes, qui commence, qui reste tout le morceau, qui ne fait que des apparitions, qui prend la lumière, qui joue le premier rôle, et c’est là que le piano arrive. Soit je compose tout de suite quelque chose au clavier maître et je cherche un son proche du piano pour le faire exister, soit je vais chercher, parmi tous les bouts d’improvisation, celui qui me semble s’accorder avec la pièce que je lui ai préparée, et là je le rejoue au piano, je lui apporte cet élément répétitif que j’aime par-dessus tout, il m’arrive aussi de le déformer artificiellement pour voir ce que cela donne. Il y a un titre du premier album de la trilogie, “Géométries sous-cutanées” où j’ai finalement laissé la déformation aléatoire d’une mélodie – c’est dans le titre “Sheer Power” – et c’est magiquement clownesque.

Très souvent, j’enregistre mes pianos à l’iPhone, et avec les deux pédales de sourdine et forte en même temps, cela apporte une sorte de reflet réverbérant qui me fait du bien. Je ne mets pas de clic dans un casque lorsque j’enregistre, parce que je veux garder cet instinct du jeu avec parfois des ralentis, ou des accélérations. C’est comme la vie, rien n’est jamais trop ordonné, ni trop tiède, c’est quelque chose que j’adore faire et maintenant Damien ne cherche plus à m’obliger à une métrique… Il fait avec, et on oublie la  “quantise” (on ne peut pas vraiment quantifier un audio !!!). Lorsque le thème du piano est posé, souvent je me pose la question de faire entrer des cordes – j’aime inconditionnellement les cordes –, et surtout le violoncelle qui est l’instrument le plus proche de la voix humaine. Puis des lignes de basse que je joue au clavier maître. Ensuite, avec Damien, on trouve les meilleures restitutions de sons, avec des jolies surprises par moments, quand cela change la tessiture. J’appelle cela, dans mon jargon, mes contre-chants. On en retrouve assez souvent dans les trois albums de la trilogie. Si l’on parle de celui qui sort le 5 novembre, “Errances fractales”, dans le premier titre par exemple, “Less Is More”, il y a ce contrechant dans les basses, qui se permet d’être en avance ou en retard sur le temps.

L’indépendance est-elle un choix, ou une contrainte ? Les deux peut-être ? Comment assures-tu la distribution de tes albums ? En France comme à l’étranger… (je crois que du côté des États-Unis, on est particulièrement réceptif à cette trilogie, d’ailleurs…) 

Décidément, je réponds toujours un peu avant ta question ! Cette indépendance pour la création est un choix absolument pour toutes les raisons évoquées précédemment, en ajoutant un manque viscéral de confiance en moi, le fait que je ne connais pas bien le langage technique, que je n’écris pas de partition sous sa forme classique. Mes notations sont des rébus pour les autres ! Par contre, cette indépendance est une contrainte pour toute la partie financière, production, promotion, etc. Avoir toutes les casquettes, c’est difficile, fatigant et très dichotomique quand on doit parler de soi à la troisième personne.
J’avais auparavant une distribution physique, avec des showcases dans les Fnac, quand le disque physique se portait bien. Et puis, comme pour beaucoup d’indés, ces distributions ont fait faillite, et le bébé et l’eau du bain avec. Dans certains cas, je n’ai pu toucher mes dividendes à cause d’une faillite judiciaire. Alors maintenant, comme beaucoup de mes amis, j’ai un compte Bandcamp et je fais mes ventes en direct. Farouchement indé ! Je crois que je ne pourrais plus être sous un autre label que ma petite asso Catgang (le gang de Catherine).

Pour les vinyles, outre mon shop Bandcamp, je garde un point de distribution physique avec l’excellent disquaire Souffle continu, à Paris. Je suis très honorée de cette collaboration. Il y aura d’ailleurs le double vinyle “Errances fractales” chez eux dès ce mois de novembre. Et puis, il y a cette extraordinaire aventure avec le label Time Released Sound basé à Alameda, en Californie. Je vous recommande de vous intéresser à leur production. Le boss et initiateur du label, Colin Herrick, sort avant le printemps 2022 un ouvrage magnifique avec photos et deux CD d’inédits (dont je ferai partie en théorie), qui retrace son aventure des cent premiers albums avec des pochettes entièrement manufacturées à la main, toutes différentes. Il voyage dans les brocantes mondiales pour trouver des vieux coffrets, des trésors… Avec ce label, nous aurons sorti les trois albums de la trilogie dans son format Deluxe.

Pour “Errances fractales”, j’en recevrai huit, dont cinq déjà sont réservés par un acompte. J’espère les avoir avant la fin novembre. Il y a beaucoup de retard dans la fabrication des vinyles et il faut que je lui envoie tout dès que possible pour qu’il ait le temps de faire ce magnifique travail. Grâce à cette exposition aux États-Unis, j’ai eu la chance d’être dans des playlists prestigieuses, dont celle “In Memory of John Peel” qui est podcastée dans 80 pays. J’ai déjà un morceau du deuxième album qui figure dans leur dernier radio-show du 23 octobre et son initiateur, Zaph Mann, m’a annoncé par mail qu’il reprogrammerait en prenant en compte la trilogie dans son ensemble. Chemin faisant, cela permet de me construire tout doucement une fan base à l’étranger, puisque j’y vends plus d’albums qu’en France.

L’image fait partie intégrante de tes projets, que ce soit pour l’esthétique de tes pochettes, ou la réalisation de nombreux clips… Cela constitue-t-il pour toi un tout avec la musique ? Penses-tu tes projets de façon globale dès le départ ? 

L’image est essentielle, l’esthétique m’est essentielle. Je ne peux pas concevoir de ne pas sortir de beaux objets lorsque j’ai envie de partager la musique qui est sortie de mon antre. C’est un piège, car c’est coûteux, mais je préfère mettre un budget pour cela plutôt que pour le coiffeur, l’esthéticienne, ou les fringues… et je fais mes propres confitures et congélations diverses… Ça, c’est pour faire sourire.
C’est d’abord l’artwork des pochettes. Je suis fidèle à Caroline Lysiak (VEL sous son nom d’artiste) depuis l’album “Still Grounds for Love”. Je lui envoie quelques titres en lui écrivant un pitch sur le paysage cinématographique et quelques mots-clés. Elle revient vers moi avec des drafts, et ensuite on échange plusieurs fois jusqu’à trouver l’exacte figuration.
Pour la trilogie, dès le départ, en choisissant Aphrodite, je savais qu’on travaillerait sur son buste pour les trois albums, pour chacun il y a un rapport au nom. Le dernier, la fractalité, se retrouve bien dans les emboîtements façon poupée russe. Je conseille de lire l’excellent interview qu’elle a donnée à Punktum, elle y parle largement de notre collaboration. Elle a réalisé son tout premier clip sur “Hearth Walking”, un titre du premier album de la trilogie, “Géométries sous-cutanées”. Elle est en train de travailler sur le titre “Inner Reflexions” d’“Errances fractales”. Pour moi, Caroline fait partie intégrante de l’équipe Watine, si elle le souhaite, pour les prochains albums.

Et puis aussi, je furète beaucoup sur Internet pour rencontrer des réalisateurs indés, et barrés si possible. J’ai fait la rencontre l’an dernier d’Anna Malina, à qui j’avais envoyé l’album “Intrications quantiques”. Je lui ai cité les travaux que j’avais adorés sur son site et, partant de là, elle a réalisé une vidéo magnifique sur le titre “Eros et Thanatos”. Ce qu’elle fait est à tomber par terre. Allez la voir sur son site.

Quant à la collaboration musicale, j’ai trouvé en Damien Somville, dont je parlais plus haut, l’exacte personne dont j’avais besoin. Je suis toujours avec lui quand il mixe, car j’ai besoin de cette stimulation à deux. Les décisions de mix sont prises ensemble, on regarde les différents effets qu’il me propose, on fait des essais, si cela ne me convient pas on passe à autre chose.
Quelquefois, je lui demande de faire une partie de guitare (c’est un excellent musicien), soit je lui chante le thème, soit je le laisse faire. Il enregistre une dizaine de pistes, et ensuite on écoute tout et on trie. Il a fallu un peu de temps pour qu’on s’accorde, je voulais rester très indé, dans l’imperfection s’il le fallait, lui, voulait, et c’est normal, que son mix soit parfait techniquement. Après quelques batailles, on s’est trouvés. J’accepte beaucoup de ses propositions mais quand je ne suis pas OK, il accepte, car il sait que lorsque j’ai une idée dans la tête, personne ne peut me la déloger. J’adore travailler avec lui.

Portrait par le dessinateur Guillaume Mazel, inspiré de l’album “Errances fractales”

Quels sont les projets de Watine maintenant qu’est clos le grand œuvre que constitue cette trilogie ? 

Mon partenaire américain est venu me « visiter » il y a quelques semaines et, voyant sur le piano mes notations écrites sur des bouts de papier avec force ratures, il m’a demandé de lui envoyer ces « partitions » car il veut en coller des bouts sur le prochain album. Et donc, oui, primeur de l’information, il m’a déjà signée pour 2022 ! Ce sera un retour à une forme plus traditionnelle, un album de chansons en français, mais qui n’épousera pas forcément le dogme du couplet-refrain.  Je n’ai pas encore trouvé le titre de l’album mais j’avance doucement, pour l’instant, avec cinq chansons… Avant de repartir sur de nouvelles aventures plus expérimentales, car j’ai déjà enregistré de nouveaux sons que j’ai hâte de poser.

Pour finir, peux-tu nous donner ta playlist en choisissant et commentant dix (ou douze) morceaux qui t’ont inspirée dans la création de ta trilogie ?

Difficile d’être aussi réductrice, mais j’essaie de te mettre ce qui, très certainement, m’a influencée pour m’enhardir sur cette voie du minimalisme, du répétitif.

Je commence par les classiques que j’aime par-dessus tout.

Peter Grieg – Concerto en la mineur, Op 16 

“Joué par Arthur Rubinstein”

Gabriel Fauré – Les 13 Nocturnes (Complete), Thème et variations Op.73 

Erik Satie – Gnossiennes 1-5

“Les Gymnopédies et les Gnossiennes. Ici, un lien vers les Gnossiennes 1 à 5”

Maurice Ravel – Boléro

“Je ne peux pas ne pas passer celui-ci, qui m’a inspiré au point de composer un morceau basé sur son rythme ternaire. Et voici le lien du clip ‘Interstellar Un-Ravel’ pour témoin de mon hommage. Ce titre figure dans l’album ‘Intrications quantiques’.”


Chet Baker – Live @ Ronnie Scott’s

“Tout de lui, mais ici au Ronnie Scott’s Jazz Club. Un live magnifique avec un interview si touchant aussi….”


Arvo Pärt – Tabula rasa

“Avec de magnifiques cordes.”

Max Richter – Piano Works


Steve Reich and musicians :
Six Pianos (Live in Amsterdam 1976)

Music for 18 Musicians – Live in Paris 1976

WTC 9/11 Mallet Quartet /Dance Patterns Kronos Quartet

Different Trains

“L’un de mes compositeurs contemporains préférés.”

Akira Kosemura – In the Dark Woods

Olafur Arnalds – Living Room Songs


“Et aussi un live où il conduit le Sydney Chamber Orchestra.”

Ólafur Arnalds and Nils Frahm ‎– Collaborative Works

Olafur Arnalds – Island Songs

“Je mets le film, qui est intéressant.”

Bark Pychosis – Hex

“Découvert avec cet album.”

“Et bien sûr…”

Talk Talk – Spirit of Eden

 

 

 

One comment
  1. Anne Blayo

    Comment décrire le talent de Watine? Sa richesse musicale se glisse entre la poésie des gouttes d’or sur un pare-brise de nuit et les sentiments qu’efface un essuie- glace balayant les souvenirs, dansant sa rime répétitive jusqu’à cet «interstellar un Ravel »… Watine et sa si intense nostalgie qui en lave d’incandescente fusionne dans ses mélodies mille scories pour un bonheur unique… Écoutez, avec la délicatesse que demande mille oreilles au diapason

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