Voici une sélection de concerts pour 2026, dans toute la France. La plupart ne sont pas (encore) complets. Cette liste sera régulièrement mise à jour, donc n’hésitez pas à la consulter régulièrement (et à cliquer sur les liens, qui renvoient pour la plupart à la billetterie et/ou aux sites web des artistes).
Elysian Fields
Trois décennies déjà que Jennifer Charles et Oren Bloedow charment nos oreilles avec leurs délicates ballades. Un anniversaire que le toujours très classe duo new-yorkais célèbre ces jours-ci en version augmentée par une série de dates en France, pays qui a fait bon accueil au groupe dès ses débuts. Pour la date du 31 mai au Café de la danse, à Paris, un trio de cordes est annoncé en renfort. Le douzième album d’Elysian Fields, “What The Thunder Said” est sorti en 2024.
Le 29 mai à Dijon (maison Perrichet), le 31 mai à Paris (Café de la danse), le 3 juin à Nantes (Le Ferailleur), le 6 juin à La Rochelle (La Sirène, avec 16 Horsepower).
Penny Arcade
Aujourd’hui installé à Marseille, James Hoare perpétue depuis une quinzaine d’années une certaine tradition de rock indé anglais inspiré par le Velvet Underground au sein de Veronica Falls, Ultimate Painting et surtout Proper Ornaments (cinq albums entre 2013 et 2020). Ces dernières années, il a été principalement occupé par son projet solo Penny Arcade. Sorti il y a quelques mois, le deuxième album, “Double Exposure”, aligne douze morceaux souvent courts, au charme lo-fi persistant et au parfum délicatement psychédélique. Délicieusement vaporeuses sur disque, ces balades nonchalantes prennent un peu plus de consistance sur scène, jouées en version quartette avec de beaux duels de guitares. Sa tournée en juin et septembre passera par quelques bars et aussi par des salles bien connues des amateurs de bonne musique (Le Chinois, Les Vinzelles, Le Pingouin alternatif).
Le 4 juin à Montreuil (Le Chinois, avec Eggs et Paris Banlieue), le 5 juin à Saint-Pair-sur-Mer (Le Rayon vert, gratuit), le 6 juin à Amiens (Chez Bertille), le 18 juin à Toulouse (Le Ravelin), le 19 juin à Toulon (Bière de la rade), le 20 juin à Nîmes (Le Bar du Midi), le 17 septembre à Marseille (L’Intermédiaire), le 18 septembre à Volvic (Les Vinzelles), le 19 septembre à Bordeaux (L’Avant-scène), le 20 septembre à Arthez-de-Béarn (Le Pingouin alternatif).
The Ex
Peut-on dire qu’un groupe aux solides principes anarcho-punk, qui a commencé à jouer dans les squats à la toute fin des années 70, est devenu une institution ? The Ex est en tout cas une formation dont la longévité (avec quelques changements de line-up, chanteur inclus), la constance dans la qualité et l’étendue de la palette sonore – ils ont notamment collaboré avec des musiciens éthiopiens – forcent le respect. Les Néerlandais n’ont jamais perdu la flamme, et chacun de leurs concerts est un véritable acte de communion avec le public. Alors que le groupe était en concert en France en janvier, les voici déjà de retour, à Paris, et c’est inratable.
Le 5 juin à Petit Bain.
Cass McCombs
Date unique en France pour l’un des meilleurs singers-songwriters américains de sa génération. Paradoxalement, c’est peut-être sa productivité (une douzaine d’albums, souvent copieux, depuis 2004) et sa constance dans la qualité sans coups d’éclat particuliers qui l’ont empêché d’émerger davantage – à la différence d’un Kevin Morby, par exemple. Il est vrai aussi que l’homme est discret et n’aime pas particulièrement se mettre en avant, préférant s’investir dans des projets qui lui tiennent à cœur à défaut de lui apporter une grande visibilité (collaboration avec l’actrice culte des seventies Karen Black ou, plus récemment, avec un instituteur de San Francisco sur un album de chansons pour enfants). Le point positif pour les fans, c’est que ceux-ci peuvent encore voir Cass McCombs dans le type de petites salles où il se produisait il y a vingt ans, dans un rapport intime avec ses compositions qui oscillent entre rock dépouillé et ballades folk de toute beauté, où se glisse parfois une légère touche soul. “Interior Live Oak”, son dernier album enregistré avec quelques invités de marque (Jason Quever, Chris Cohen, Matt Sweeney…) et sorti l’an dernier, est une nouvelle collection de seize morceaux aux allures de classiques instantanés qui aurait pu sortir dans les années 70, et où l’on cherchera en vain le moindre moment faible. On conseille donc vivement de faire le déplacement.
Le 8 juin à Paris (Petit Bain).
Tropical Fuck Storm
Quel groupe dit mieux le chaos de notre monde que les Australiens de Tropical Fuck Storm ? Formé par Gareth Liddiard (voix, guitare) et Fiona Kitschin (basse, voix) il y a dix ans après leur départ des marquants The Drones, le quartette complété par Erica Dunn (guitare, claviers, voix) et Lauren Hammel (batterie) livre sur disque un rock tortueux et insaisissable, aux textes cryptiques, qui ne cherche jamais la facilité. “Fairyland Codex”, quatrième album studio sorti l’an dernier, présente toutefois un groupe plus posé, où les voix féminines sont souvent en avant, capable de nous émouvoir et même de nous faire danser sur le titre ”Bloodsport”. Sur scène, c’est autre chose : Tropical Fuck Storm reste une machine de guerre, qui laisse le public exsangue comme on a pu le constater l’an dernier à la Route du rock. « Un grand tout organique et orgiaque, un magma sonore qui menace à tous instant de submerger le public. L’ensemble, très maîtrisé derrière des apparences chaotiques, n’est pas vraiment une promenade de santé », écrivions-nous. Vous êtes prévenus !
14 juin à Metz (Les Trinitaires), 16 juin à Montreuil (La Marbrerie), 17 juin à Nantes (Stéréolux), 20 juin à La Rochelle (La Sirène).
Festival Eldorado
Rassembler les amateurs d’Americana au cœur de la Sarthe : c’est le pari un peu fou que s’était lancé il y a deux ans Michel Pampelune. Celui qui avait révélé en France, à travers son label Fargo actif de 2000 à 2013, une palanquée d’artistes précieux (The Handsome Family, Great Lake Swimmers, Clare and the Reasons, Andrew Bird mais aussi Emily Loizeau, entre autres), avait ainsi mis à profit son carnet d’adresses pour créer le festival Eldorado. Si elle avait pâti d’une météo pluvieuse, la première édition, en septembre 2024, avait surtout séduit par sa programmation solide et cohérente. Pour la deuxième, l’organisateur a choisi le dernier week-end de juin en espérant un temps plus clément. Le samedi 27, la scierie du village de Vancé, au décor ad hoc, accueillera entre autres deux anciennes signatures phares de Fargo Records : Alela Diane, en groupe, et Jesse Sykes & The Sweet Hereafter. La veille, dans le parc verdoyant du château de Poncé à l’heure de l’apéro (19h), deux artistes se produiront en solo voix-guitare : Dylan Leblanc, qui avait livré une prestation remarquable en full band et en tête d’affiche lors de la première édition, et la jeune Franco-Américaine Barbara Forstner, dont on vous a déjà dit beaucoup de bien dans ces pages. Les places se prennent ici.
Les 26 et 27 juin à Vancé (Sarthe).
The Bats
C’est un groupe rare, qui ne visite la France guère plus d’une fois par décennie. Il faut dire que les Bats sont néo-zélandais, très attachés à leur archipel, et qu’à soixante ans passés, ses membres n’ont de toute façon plus l’âge d’enchaîner les tournées internationales. Ces éminents représentants du « Dunedin sound » et du mythique label Flying Nun sont un modèle de stabilité : Robert Scott (chant principal, guitare rythmique, claviers), Kaye Woodward (guitare lead, chant), Paul Kean (basse) et Malcolm Grant (batterie) sont ensemble depuis 1982, ce qui doit en faire la formation encore en activité ayant gardé le plus longtemps le même line-up, avec Los Lobos et, bien sûr, U2. Un modèle de régularité, aussi : pas de canards boiteux dans leur discographie, et si les singles des débuts et les trois premiers albums (“Daddy’s Highway”, “The Law of Things” et le parfait “Fear of God”) sont sans doute ce qu’ils ont fait de plus essentiel, le groupe a su maintenir une qualité constante. A défaut de grandes révolutions sonores, on est certain de retrouver à chaque nouvel album – le dernier en date, “Corner Coming Up”, est sorti l’an dernier – les sonorités familières d’une indie pop aux accents folk, simple et mélodieuse, mais où la mélancolie et une certaine tension sont toujours sous-jacentes. En attendant ce concert parisien, on peut relire cette interview que Robert Scott nous avait accordée lors du précédent passage du groupe dans la capitale.
Le 21 août à Paris (Point Ephémère), avec Special Friend.
Cake
Vous reprendrez bien un morceau de Cake ? Près de sept ans après leur dernier passage, à la Salle Pleyel (un concert d’abord prévu en janvier 2019, annulé le jour même en raison de problèmes de voix du chanteur John McCrae et reporté en octobre), les Californiens sont de retour dans la capitale, cette fois-ci à l’Olympia. Si l’on peut s’attendre à une forte proportion d’Américains dans le public, le groupe a toujours des fans en France, où il s’était fait connaître en 1997 avec sa reprise maline de “I Will Survive”, tirée de l’excellent album “Fashion Nugget” sorti l’année précédente. Pas sûr qu’on en ait un nouveau à se mettre sous la dent, mais on peut compter sur la coolitude et les chansons bien ficelées de ces rois de l’ironie pour passer une sympathique soirée. “The Distance”, qui clôt généralement le rappel, résonnera comme un hommage à leur premier guitariste et auteur de la chanson, Greg Brown, qui nous a quittés en février.
Le 26 septembre à Paris (Olympia).
Cory Hanson
Avec le groupe Wand, le Californien Cory Hanson s’était d’abord inscrit dans une veine garage rock psyché assez tapageuse, proche de son pote Ty Segall. Peu à peu, leur musique est devenue plus réfléchie, calme et mélodieuse sans que les musiciens abandonnent pour autant leur goût de l’expérimentation, les chansons naissant souvent de jams en studio. En parallèle, l’hyperactif Hanson enregistre des albums solo au songwriting plus classique. Sorti l’an dernier, “I Love People” est une collection de ballades de toute beauté, superbement chantées, sans doute ce qu’il a fait de plus engageant et accessible jusqu’ici. Pas impossible toutefois qu’il parte dans quelques embardées plus électriques sur scène.
Le 24 septembre à Paris (Petit Bain), report du concert initialement prévu en février.
D’autres concerts à venir à Paris et banlieue :
– Marta Del Grandi (5 juin au Pop Up du Label)
– Aldous Harding (12 juin à la Salle Pleyel)
– Peter Holsapple (15 juin au café Chez Georges)
– The Reed Conseration Society et The Gentle Spring (26 juin au Supersonic Records)
– Kevin Morby (6 juillet à la Salle Pleyel)
– The Whitest Boy Live (31 août au Cabaret sauvage)

Orson
On peut noter également :
Brigitte Calls Me Baby le 31/03 au Trabendo
Mandy, Indiana le 09/04 au Petit Bain
Big Thief les 17 & 18/04 à L’Olympia
Tyler Ballgame le 20/04 La Boule Noire
The Fiery Furnaces le 24/04 chez Supersonic Records
Not For Radio le 27/04 au Casino de Paris
The Sophs le 04/05 à La Maroquinerie
Michel Houellebecq & Frédéric Lo le 07/05 à La Scala
Oneohtrix Point Never le 07/05 Salle Pleyel
Astral Bakers le 19/05 au Trabendo
Cabaret Voltaire le 05/06 à L’Élysée Montmartre
Skullcrusher le 12/06 chez Supersonic Records
Tamino le 29/06 à La Philharmonie
Pet Shop Boys le 01/07 au Zénith
Pulp le 06/07 au Zénith