> edito
accueil
> recherche
> josh rouse
el turista
> e-grand
s/t
> chapelier fou
interview
> yeasayer
odd blood
> double u
pineapple dream
> the tiny
gravity & grace
> babybird
ex-maniac
> julien pras
interview
> roken is...
interview
> jp nataf
interview
> oh no ono
eggs
> massive attack
heligoland
> sambassadeur
european
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
AWOL
ONE, JOSH MARTINEZ & DJ MOVES - Splitsville
(Camobear)
- acheter
ce disque
L’un,
débonnaire et bien bâti, vient de l’Ouest
américain ; l’autre, maigre comme un clou et
monté sur ressorts, de l’Est canadien. Le premier
cultive une attitude de loser magnifique, l’autre
est le rigolo de service. Cependant, les points communs
sont nombreux entre Awol One et Josh Martinez : les deux
ont émergé avec la vague rap indé de
la fin des 90’s ; ce ne sont pas de parfaits inconnus,
mais ils n’ont jamais connu la consécration
; les deux sont des rappeurs charismatiques et essentiels,
mais leurs albums inégaux ont rarement fait honneur
à leur talent. Il y a donc une logique, finalement,
à ce qu’ils se produisent ensemble et sortent
un disque en commun, accompagnés d’un autre
artiste capable du pire comme du meilleur, l'un de nos rural
pimps en chef, le producteur DJ Moves.
Cependant,
''Splitsville'' n’est pas une véritable collaboration.
C’est une adjonction de deux EP distincts. Chaque
MC s’arroge une moitié du disque et y convie
des amis : Evil et Moka Only pour Martinez ; Kaboom, CEE!!!!!!!!,
Kunga 219 et Sleep pour Awol One. Seuls les unissent trois
invitations réciproques, les sons de DJ Moves et
cette manière de philosopher avec détachement,
de jouer les sages avec humilité. Aucun des deux
n’est à contre-emploi sur ce disque, chacun
saisit l’occasion de présenter son univers,
le Canadien rappelant par exemple sa vision du rap ("Too
much MC’s and not enough entertainers" sur "Too
Much"), le Californien déclinant à n’en
plus finir l’un des aphorismes dont il est friand
("you just need to be wanted, you just want to be needed"
sur "Wanted and Needed").
Malheureusement,
le disque est desservi par les beats de Moves, peu inspiré
sur ce disque, et les deux rappeurs paraissent trop effacés.
Alors que les chantonnements caractéristiques de
Martinez perdent leur potentiel pop, Awol One se complaît
dans ses habituels marmonnements d’alcoolique, sans
l’entrain et les coups de colère qui les épiçaient
autrefois. L’album manque de temps forts, les deux
perdent l’occasion de se faire apprécier par
leurs quelques fans réciproques. Seul se distingue
au fond le titre éponyme de l’album, ce "Splitsville"
où les deux artistes se retrouvent sur un joli synthétiseur
admirablement mélancolique.
Sylvain
Bertot
Josh's Introduction
Last Train
Raindance
The Business
Past Dues
Too Much (feat. Evil & Moka Only)
Splitsville (feat. Awol One)
Awol's Introduction
Shake yer Eywind
Van to Whittier (feat. Kaboom, CEE!!!!!!!!, Kunga 219 &
Josh Martinez)
Like 2 Live (feat. Josh Martinez)
Wanted and Needed
The Beast (feat. The Chicharones)
|