Django Django, Rock School Barbey, le 26 avril 2012

01/05/2012, par Béatrice Lajous | Concerts |
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Une soirée encore bien pluvieuse pour se rendre au concert de ces quatre jeunes gens, originaires ou presque d’Edimbourg. David Maclean, batteur et producteur (et petit frère de John Maclean, membre de The Beta Band), s’est donné du temps pour faire connaître les titres de "Django Django", leur premier album.

En fond de scène, le leader du groupe encourage les autres musiciens à s’essayer aux percussions. Ils s’en remettent à lui pour les transitions. "Intro" nous transporte gentiment dans leur errance, rythmée et psychédélique. Leurs tee-shirts, dont les imprimés peuvent rappeler les travaux de Jackson Pollock ou Claude Viallat, confirment leur intérêt pour la peinture et le procédé technicolor.

Les morceaux vont s’enchaîner, les couches se superposer. Leurs visages et leurs mouvements spontanés se dessinent avec plus de précision. "Storm", l’un des premiers enregistrements du groupe, me claque immédiatement dans l’oreille et les hanches. Il figure depuis peu sur une face A, sortie spécialement pour la deuxième édition du Disquaire Day.

Des tambourins de tailles diverses passent de main en main. On s’étonne devant d’autres émetteurs de sonorités, aussi ingénieux que mystérieux dans l’assemblage. "Firewater" et "Waveforms" jouent un rôle pleinement désinhibiteur. Sur "Skies Over Cairo", le chanteur Vincent Neff, s’essaie au tom basse. Pour ceux qui veulent encore entendre le souffle du vent en plein désert, je recommande le remix dub, signé par Adrian Sherwood.

"Default", single diffusé depuis janvier dernier sur nos bonnes ondes, déchaîne soudainement les premiers rangs. Tommy Grace s’en remet aux polyphonies d’un Roland Juno-60. Sincère, il ose les sensations de bongos sur "Life’s Beach". Pour conclure, ils actionnent sans hésiter la sirène d’alarme de "Wor". Loin de leur chambre-studio, le rythme et certaines textures l’emportent bien souvent sur les harmonies d’ensemble.

Leur pop se veut aussi bien californienne que cairote. Ils ont évolué ces deux dernières années dans un environnement multiculturel, mais géométriquement confiné. Je souhaite forcer le trait sur leur caractère auto-suffisant et leur appropriation de l’électro, de la dance. Du reste, Jimmy Dixon, le bassiste nous aura trouvés « amazing ». Ils resteront plus longtemps la prochaine fois, les commentaires contraires s’en seront sûrement allés. J’en attendais trop, je ne vous promets rien.

Merci à Adeline de la Rock School Barbey

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