Festival International de la Chanson de Granby, du 11/09 au 15/09

21/09/2012, par | Festivals |
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Jeudi 13 septembre

Au fur et à mesure, le programme se remplit, et c'est une journée pleine qui s'annonce en ce jeudi, une fois de plus sous un soleil radieux. Direction la United Church une fois de plus, je chope le bus au dernier moment, le temps de se sustenter et de voir Lisa Leblanc remettre son disque d'or au festival, qui l'a aidé à prendre son envol, il y a les Zoufris Maracas qui s'annoncent.

Bon, soyons honnêtes : ce n'est pas, mais alors pas du tout ma came : musique festive, textes "engagés", je reste à 100 000 lieues du set. Et visiblement, les membres du groupe ont bien décidé d'être à Granby pour picoler et faire la fête, entamée dans l'avion (ils étaient derrière moi pendant le vol) : dommage que le chanteur ait l'air aussi à l'ouest sur scène.

Les Soeurs Boulay

Les deux soeurs Boulay (aucun lien avec celle que l'on connaît donc) sont des habituées de Granby : les deux ont été finalistes, d'ailleurs l'une d'elles pas plus tard que l'an passé. Le duo fait dans la chanson folk très traditionnelle, mais avec ces deux voix qui se marient très bien ensemble, et portées par une instrumentation simple (ukulele, guitare acoustique, grosse caisse), le résultat est plutôt pas mal, avec un côté un peu "vert" mais aussi pas mal de racines bien assimilées.

Hôtel Morphée

Là encore, comme durant la journée d'hier, le changement est spectaculaire, avec Hôtel Morphée. Déjà, rien que le nom donne des indices, puis sur scène, ça se confirme. Beaucoup, et c'est plutôt une bonne surprise. Il y a d'abord cette chanteuse spectaculaire, une vraie frontwoman (désolé pour l'anglicisme) qui habite l'espace et dégage une belle présence. Le style est clairement original par rapport à ce que j'ai entendu jusqu'à présent : là, on est un mélange entre rock atmosphérique mais tendu, un brin de dream-pop et des textes en français, hélas pas très bien mis en valeur par le mix. Il se dégage quelque chose de ces chansons, un je ne sais quoi qui rend le tout séduisant.

Même constat pour la française Lisa Portelli, pas une inconnue chez nous (lauréate du Fair, entre autres) mais que je n'avais encore jamais écoutée. Mais je compte me rattraper, car j'ai beaucoup accroché à cette formule assez originale entre arrangements soignés, un soupçon de rock et une présence assez forte sur scène. C'était bien, même les deux nouveaux titres (je le sais car c'est elle qui l'a dit !) se sont bien insérés dans ce set, court mais joué avec application.

Lisa Portelli

Après une pause à l'hôtel et une douche salvatrice après la cuisson vapeur offerte par l'église, c'est de retour dans la même église que je retrouve Francis Faubert, un des bons moments de l'an passé. Avec une légère pointe de déception, liée à un renouvellement assez faible : ça brasse un peu trop les mêmes thèmes, mais ça reste agréable, un peu de chanson du quotidien. La suite, outre un repas chinois, c'est HK et les Saltimbanks. Bon, c'est tellement pas mon truc que je ne dirai rien sur la musique, mais je reconnais qu'ils ont su impliquer le public et se sont donnés. Moi, j'étais... ailleurs. La suite est à nouveau française, avec le retour de Melismell, qui a joué plus longtemps que la veille, avec les mêmes qualités (investissement, propreté du son, présence) mais aussi les mêmes défauts (des textes engagés assez simplistes, une répétition de thèmes et d'attitudes).

Lisa Leblanc, je ne la verrai pas vraiment, car en effet, le chapiteau qui accueille l'Acadienne gagnante de 2010 est noir de monde, survolté, tous âges confondus. Ca chante, ça danse, c'est assez fou à voir. Mais la suite du programme m'entraîne ailleurs (malgré le talent de la musicienne et sa bonne humeur) pour Mansfield.TYA, qui joue dans un bar à vin un peu excentré par rapport à la fête. Public assis, éclairage sommaire plus décalage horaire : voilà autant d'ingrédients qui auraient pu flinguer le concert des jeunes femmes à Granby, mais elles ont fait bonne figure néanmoins. Le set a continué d'évoluer depuis le dernier live auquel j'ai assisté, et les claviers et leurs sons grinçants sont encore plus présents. Plusieurs titres en anglais surprennent presque étant donné la francophonie qui règne ici, mais "Animal", "Je ne rêve plus", "Cavaliers" (toujours cette version démente avec Julia à la batterie) ou "Des coups des coeurs" (complètement chamboulée) sont des chansons qui font toujours autant mouche sur ma personne. Ce qui ne fut pas le cas de toute l'assistance, Mansfield.TYA ayant en effet continué à triturer ses chansons. Radical, osé, mais toujours captivant pour moi. Et après ça... rideau !

Mansfield.TYA

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