Logh - The Raging Sun

28/05/2003, par Fred Tuc | Albums |
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LOGH - The Raging Sun
(Bad Taste / UMC)

LOGH - The Raging SunAh ah ! Ils ont essayé de nous semer ces gars-là : je rajoute discrètement un "h" à mon nom et hop, ni vu ni connu, je m'achète une nouvelle identité. Et bien non ! Nous les avons récemment retrouvés les lascars, et ce sur la scène de la Guinguette Pirate pour un formidable concert lors duquel il ont pu nous présenter les morceaux de leur dernier disque.
Après le très beau "Everytime A Bell Rings An Angel Gets His Wings", il était évident que les Suédois seraient attendus au tournant à l'occasion de la suite qu'ils lui donneraient. Fans de la première heure, soyez rassurés, Logh est au rendez-vous !
Au programme : des guitares à 20 000 pieds au dessus du plancher des vaches, une batterie aux rythmiques carrées et une voix faussement mal réveillée qui, à vrai dire, donne plutôt l'impression d'avoir envie d'aller se coucher pour enfin laisser de côté toutes les vilaines pensées qui jalonnent cet album. Enfin, ça c'est le programme version Log. Car il faut bien voir en effet que le "h" ajouté au patronyme de ces garçons n'est pas un simple caprice. Sans parler de renaissance, le groupe a diversifié sa musique, laissant par moments la place à des compositions nettement plus rock et même assez dures pour certaines d'entre elles ("The Raging Sun", "The Bones Of Generations"). Le groupe n'hésite alors pas à défouler ses guitares et Mattias Friberg de s'en donner à cœur joie pour hurler ses tourments à s'en rompre les cordes vocales.
Au milieu de ces montagnes russes flotte à intervalles réguliers, en apesanteur, un piano reconverti en tranquillisant pré ou postopératoire selon les cas, les deux la plupart du temps. Il en résulte des passages empreints d'une pluvieuse mélancolie sous laquelle Mattias Friberg décline ses états d'âme ("End Cycle", "Thin Lines", "Lights From Sovereign States").
Plongé dans de sombres considérations, "The Raging Sun" tient bigrement bien la route et nous entraîne dans une oscillation permanente entre rage (contenue ou exprimée) et neurasthénie - à ce sujet, l'écoute de l'incontournable "City I'm Sorry" vaut mieux qu'un long discours - dont on ressort un peu groggy, mais aussi avec l'impression d'avoir passé avec courage et succès l'épreuve de la tempête.

Fred

The Contractor And The Assassin
End Cycle
An Alliance Of Hearts
The Raging Sun
Thin Lines
The Bones Of Generations
A Vote For Democracy
City, I'm Sorry
Lights From Sovereign States

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