Oslo Swan - Dreamin'

12/10/2009, par David Vertessen | Albums |
  • Facebook
  • Twitter
| permalien

OSLO SWAN - Dreamin'
(Autoproduit / Anticraft) [site] - acheter ce disque

OSLO SWAN - Dreamin'Ne vous laissez pas berner par la pochette tout en fourrure ou par le nom du groupe, non, Stefan et GuyrOOts ne débarquent pas de Norvège ; peut-être en "Dreamin'"-t-ils, mais il n'y a pas plus french qu'eux. Pour autant, à l'instar de ce que nous livre si souvent la Scandinavie, le duo a su échafauder un album immaculé extrêmement bien construit. Difficile de croire que l'opus soit autoproduit, tellement il est peaufiné adroitement jusque dans les moindres détails. Nappé d'un voile duveteux, chaque titre, rond et calibré, vous caresse les pavillons jusqu'à vous plonger dans un état léthargique assez plaisant. Le titre éponyme, le bien nommé "Dreamin'", résume d'ailleurs assez bien l'onirisme cotonneux dans lequel vous immerge l'opus au fil des quatorze flocons qui se déposent sur votre âme engourdie.

Mais qu'est-ce qui ressemble le plus à un flocon qu'un autre flocon ? Et c'est peut-être là que réside le bémol : la production est certes impeccable, mais sa linéarité a tendance à la desservir sur la longueur, et un peu comme devant un somptueux spectacle qui utilise les mêmes cabrioles, on frise le décrochage. Les figures ont beau être le fruit d'un talent et d'un travail remarquables, après deux ou trois tours, c'est davantage par automatisme qu'on applaudit, plutôt que par ébahissement. Oui, la voix douce et murmurée de l'un accompagne à merveille la folktronica de l'autre ; oui les mélodies pop sucrées se déroulant sur fond de guitare, de clavier vintage, de violon, de harpe et de cuivre samplés, s'écoutent avec un réel plaisir, mais force est de constater que les qualités que renferme chaque morceau sont à la longue dissoutes par l'homogénéité excessive de l'album. L'absence de prise de risque majeure caractérise donc ce joli "Dreamin'", et fait de lui l'enfant de tous, donc de personne. Mais n'allez pas vous méprendre, les quatorze petits orphelins forment néanmoins une magnifique famille, dont certaines personnalités (les tubesques "Little Sister" et "My Friend Bob" ; l'africanisant "I'm Spell Bound" ; le dansant "Sunny Day" ; le planant "Holy Pictures"...) laissent augurer un avenir des plus prometteurs. Vite un deuxième album !

David Vertessen

acheter ce disque

Dreamin'
Doesnt Matter What U Say
Everlasting
Grumpy Old Man
Bird
On My Way
Frankly Mr Shankly
Daddy's Life
Little Sister
Boy's Dont Cry
My Friend Bob
I'm Spell Bound
Sunny Day
Holy Pictures

Acheter sur Amazon Écouter sur Spotify


les derniers articles


»» tous les articles
»» toutes les chroniques de disque
»» tous les posts du blog
»» tous les CR de concerts et festivals
»» toutes les interviews