> edito
accueil
> recherche
> emiliana torrini
me and armini
> james yorkston
when the haar rolls in
> ralfe band
interview
> polite sleeper
seens
> ratatat
lp3
> roma di luna
casting the bones
> son lux
at war with walls and...
> marie modiano
outland
> and also the...
concert secret au...
> skyphone
avellaneda
> orouni
jump out the window
> liam finn
i'll be lightning
> gérard manset
manitoba ne répond plus
> cantillon
interview
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
WEEN
- Shinola Vol. 1
(Shinola / PIAS)
[site]
- acheter
ce disque
Voilà
belle lurette qu'on ne se formalise plus des excentricités
de ce duo déjanté, qui vous accueille sur
son site Internet par un majeur levé. La musique
de Ween est un peu à l'image du cervidé à
quatre yeux qui apparaît en page 2 du site : une espèce
de monstre à la fois répugnant et attirant,
fascinant sans qu'on sache si c'est de beauté tordue
ou de laideur travestie.
Ween, c'est l'auberge espagnole du rock alternatif américain
: on y trouve de tout, de la country, du lo-fi, du punk,
de la variétoche ringarde, des mélodies à
se damner, du mauvais goût assumé, le tout
sur fond d'autodérision. C'est d'ailleurs tout le
problème avec ces deux lascars : est-on dans l'hommage
ou dans la parodie ?
Cet album, le premier d'une série qui rassemble des
chutes de studio, ne donne pas de réponse. Qui sait
si les Ween ne se prennent pas au sérieux sur "Transitions",
sorte de rock West-Coast planant et pépère
à la Santana ? Qui sait si le saxo jazzy d'"Israel"
n'est pas le meilleur riff du groupe ?
Puisqu'avec eux, de toute façon, on ne peut pas parler
sérieusement, on se contente donc de filer les étranges
perles de ce chapelet de chansons. Il y en a pour tous les
goûts : du rêche ("Tastes Good on th'Bun"),
du brouillon et bedonnant ("Big Fat Fuck"), du
sautillant ("Gabrielle"), du planant cosmique
(The Rift"), du funky ("Monique the Freak",
plus Prince que Prince). L'apogée du disque reste
l'irrésistible "Boys Club", tube kitschissime
digne du "Coco Boys" de Collaro.
La dernière chanson, "Someday", résume
bien le paradoxe Ween : une belle mélodie jouée
lentement, avec émotion, avant que d'affreux chœurs
et une voix parlée à la "We Are the World"
ne vienne tout réduire à une grosse blague.
La chanson finit pourtant sans coussin péteur. Alors,
faute de goût passagère ou blague de potache
? Erreur humaine ou sabotage ? Dans tous les cas, on ne
passe pas loin du chef-d'œuvre. Au premier degré.
V
Tastes Good on th'Bun
Boys Club
I Fell in Love Today
Big Fat Fuck
Gabrielle
Did You See Me?
How High Can You Fly
Transitions
Israel
The Rift
Monique the Freak
Someday
|