Yo La Tengo - Interview

10/07/2009, par Pauline Le Gall | Interviews |
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L'album est très hétéroclite, il contient beaucoup de styles différents...

Ira : Pour moi une chanson de deux minutes est un plus gros risque qu'une longue chanson de dix minutes ! On est très à l'aise quand on joue ensemble tous les trois, et on se sent assez forts pour se dire que quand on se met d'accord sur un morceau, c'est qu'il est bon, et on espère que les gens l'aimeront aussi.
James : Quand j'étais enfant, mes parents écoutaient beaucoup de best of des Beatles, des Stones... J'étais habitué à ce que les albums soient un aperçu de toute une carrière avec les chansons rythmées, les chansons tristes... ça s'est imprimé dans mon esprit ! Et on veut tous qu'un album soit un best of, que ça représente plusieurs facettes.
Ira : Les années 60 sont une période musicale très importante pour nous. Je suis un très grand fan des Kinks. Ils ont commencé avec "You Really Got Me" et leur deuxième single était une variation de cette chanson. Et au moment où tout le monde pensait qu'ils seraient vite remplacés par un autre groupe, Ray Davies a refusé cette fatalité et il a fait une chanson qui ne sonnait pas du tout comme "You Really Got Me". Le "White Album" des Beatles contient bien "Revolution 9" et "Martha My Dear" !

Yo La Tengo

Vous êtes une influence majeure des groupes d'indie rock. Est-ce une responsabilité ?
Ira : En un sens, je pense qu'on est un bon exemple pour les groupes. Je suis très fier de ce que notre groupe a accompli et de notre travail ! On a assez de succès pour que des gens aient envie de nous interviewer aujourd'hui, mais on n'est pas des stars. On vend plus de disques que certains groupes et beaucoup moins que d'autres groupes. Je pense qu'on est la preuve qu'on n'a pas à joué le jeu de l'industrie du disque.

Vous allez sortir un nouvel album en septembre. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Ira : C'est juste un rendu de ce sur quoi on travaille en ce moment ! On l'a enregistré à la maison cette fois. On y avait enregistré l'album des Condo Fucks, et on s'est habitués à l'idée. On a donc demandé à notre producteur de venir à Hoboken, et on est contents du résultat. Ça a apporté un son différent. Pour le reste, ce sera à vous de juger !


Photos par Julien Bourgeois

Merci à Laurent Taupin

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