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Disques

Tiny Ruins – Some Were Meant For Sea

Tiny Ruins - Some Were Meant For Sea

Même lorsque les instrumentations restent sages et plutôt traditionnelles, j’ai une fâcheuse et répétitive tendance à succomber aux disques des chanteuses folk. Regardons sur les dernières années (petit palmarès personnel) : Alela Diane (« The Pirate’s Gospel », en 2007), Emily Jane White (« Dark Undercoat » en 2008), Laura Marling (pas tout à fait une découverte mais « I Speak Because I Can », sorti en 2010, vaut un joli détour), Mirel Wagner et son premier album, sublime et terrifiant en 2011. Évidemment, lorsque la forme est plutôt cadrée, c’est le fond qui prime – les chansons se doivent d’être impeccables. C’est le cas pour ces quatre chanteuses et encore, cette année, pour Tiny Ruins, le projet de la Néo-Zélandaise Hollie Fullbrook. Car si le tout début et quelques chansons au milieu de l’album sont un peu sages à mon goût, la jeune femme nous offre, pour peu qu’on s’y attarde, des compositions vraiment magnifiques : dès « Priest with Balloons », on succombe à la voix, douce, mélancolique, magnifique, et à ses excursions dans les aigus qui finissent dans du coton. Sur « Death of Russian », Hollie Fullbrook emprunte (dans sa voix et dans la composition elle-même) un peu de la malice de Melanie, qui pourrait être sa grand-mère. « Cat in the Hallway », sur quelques arpèges de guitare, est tout bonnement superbe, comme toute la fin de l’album ; on pardonne même à ce « Bird in the Thyme », final et enchanteur, de commencer comme « The Queen and the Soldier » de Suzanne Vega (mais pourrait-on trouver plus belle référence pour un album de folk au féminin ?). Voilà, Tiny Ruins et ce discret mais fort élégant « Some Were Meant For Sea » a tout pour aller rejoindre mon petit panthéon folk personnel… Espérons donc qu’Hollie Fullbrook continuera à sortir des disques d’une telle intensité.

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