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Disques

Kiwi Jr. – Cooler Returns

Nouvellement signé chez Sub Pop, Kiwi Jr. signe un deuxième album idéal pour ce début d’année plombant : léger, énergique et survitaminé. Avec des influences totalement assumées, notamment l’indie pop slacker des années 90 venue des Etats-Unis, les Canadiens font preuve d’un remarquable sens de la mélodie. Même s’ils ne réinventent pas vraiment le genre, on se régale.

Le risque, lorsqu’on joue une musique aussi référencée, c’est de crouler sous les comparaisons, pas toujours à propos de surcroît. A l’écoute de Kiwi Jr., impossible par exemple de ne pas penser à Stephen Malkmus : même voix traînante voire nonchalante et même esprit d’éternel ado. Et pourtant, la comparaison avec Pavement s’arrête presque là.

Avec quatre titres qui ne dépassent pas les 2’40’’, le début de l’album passe à la vitesse de l’éclair sans que l’on ait eu le temps de s’ennuyer une seule seconde. Ce n’est d’ailleurs pas l’ennui qui nous guette sur ce très réussi “Cooler Returns”, mixé par un Graham Walsh que l’on a connu plus énervé au sein de Holy Fuck ou aux manettes du son de Metz. Tiens, tiens… Ce même Graham Walsh déjà à la production des deux derniers albums de Born Ruffians, autre groupe canadien qui apparaît comme l’une des références évidentes de ce “Cooler Returns”.

Terminons ici le grand jeu des comparaisons avec une autre évidence : The Spinto Band, groupe américain porté disparu depuis 2013, malgré une réédition en 2017. Des guitares sautillantes, des mélodies balancées à toute balle et du peps à revendre : la recette n’est pas neuve mais fonctionne toujours autant. Plusieurs titres de ce “Cooler Returns” sonnent même comme des inédits des auteurs de l’irrésistible “Oh Mandy”, à commencer par “Maid’s Marian Toast”, “Omaha”, “Domino”, ou encore le très réussi “Undecided Voters”.

Toutes ces références et ces comparaisons ne doivent toutefois pas cacher les mérites de ce Kiwi Jr. vitaminé. Saluons notamment l’usage des claviers qui apportent une touche power pop bien sentie à cette indie pop ultra cool et maligne comme tout. Remarqué dès leur premier album “Football Money” (sorti en 2019 chez Mint et réédité chez Persona Non Grata), le talent mélodique de ces quatre drôles d’oiseaux se confirme à chaque titre de ce nouveau disque. Ces kiwis-là ont pris leur envol, et ils pourraient aller loin.

 

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