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Sonic Protest 2022 présenté par ses programmateurs

Après une édition 2020 annulée à quelques jours de son début et des dates déplacées au début de l’été l’an dernier, Sonic Protest est de retour à la normale en 2022. Enfin, façon de parler, puisque le festival
– qui a lieu du 15 mars au 3 avril, à Paris et en proche banlieue – fait toujours la part belle à des musiques irréductibles et peu consensuelles. Malgré d’inévitables annulations tardives, la programmation est aussi riche et variée que d’habitude, et quelques noms relativement connus y côtoient les habituelles découvertes. Comme chaque année, nous avons demandé à ses maîtres d’œuvre Arnaud Rivière et Franq de Quengo de la décortiquer pour nous, vidéos à l’appui.


Pascal Comelade

Comelade, l’éternel incasable, rejoint la prog des Rencontres internationales autour des pratiques brutes de la musique pour un concert et une interview, qui s’annonce mémorable, avec les journalistes atypiques du “Papotin” ! Sa discographie est aussi gargantuesque qu’irrévérencieuse. Toute la musique qui compte, populaire, post-punk, rock’n’roll, contemporaine, minimaliste… y est passée à sa moulinette, comme ce classique des Lords Of The New Church.

Le 25 mars à Mains d’œuvres (Saint-Ouen).


Maria Violenza

Dernier morceau en date de Maria Violenza avant la publication de son nouvel album au printemps qui vient, chez les excellents Kakakids records.
Dans cette reprise en forme d’hommage à Noir Boy George, dont le dernier concert à Paris en conclusion de Sonic Protest 2021 reste encore dans nos mémoires embrumées, Cristina confirme que la Grande Triple Alliance internationale de l’Est va jusqu’à Rome.

Le 16 mars à la Marbrerie (Montreuil).


Hackedepicciotto

Après FM Einheit en 2015, c’est au tour du bassiste Alexander Hacke, autre membre des cultissimes Einstürzende Neubauten, de venir jouer à Sonic Protest. Avec sa compagne, l’artiste Danielle De Picciotto (Crime & The City Solution, Space Cowboys), il vient présenter leur tout nouvel album “The Silver Threshold” sorti chez Mute. Un savant mélange de dark-folk endiablé et de post-punk mystique.

Le 19 mars au Théâtre Berthelot (Montreuil).


Tanz Mein Herz

Super big band des plateaux d’Auvergne et alentours bien balisés par les amis de la Novia et Standard In-Fi, Tanz MeIn Herz fait le psyché-lien parfait entre musiques traditionnelles d’hier et de demain. On y voit et entend des membres de France, La Tène, Toad, Faune, Sourdure, La Baracande, dans une combinaison toute particulière… et magique ! 

Le 18 mars au Générateur (Gentilly).


Nathan Roche

L’Australien au trente releases (solo, avec CIA Debutante ou Le Villejuif Underground) ne recule devant rien. C’est en version big band rock’n’roll (deux batteries, une basse et quatre guitares !) qu’il débarque accompagné des membres de Music On Hold, Marietta, Rendez-vous et Belmont Witch pour faire exploser son garage lo-fi psychédélique et multivitaminé.

Le 29 mars à la Station – Gare des Mines (Paris XVIIIe).


Limpe Fuchs

Ça fait plus de cinquante ans que Limpe Fuchs construit et joue ses propres percussions, à base de bois, pierre et métal, et donne vie à des cérémonies sonores toujours animistes. La dernière fois qu’elle a joué à Paris, c’était avec Anima-Sound, à la fin des années 70 à Pleyel !
Elle nous a confié sa vive joie de jouer cette fois en solo au Consulat, bien que ce ne soit pas un jardin ou une forêt, tout juste pendant Sonic Protest !

Le 15 mars au Consulat Voltaire (Paris).


Hypnoise (Marc Caro)

Depuis ses débuts en graphzineur de génie chez Métal Hurlant et ses collaborations filmiques avec Jean-Pierre Jeunet, Caro s’est toujours plongé dans l’art total, refusant de dissocier images tordues et musiques bruitistes, avec notamment son projet Parazite.
Pour Sonic Protest, il présente Hypnoise, performance immersive stroboscopique dans laquelle l’infrabasse est reine. Accrochez-vous au pinceau, il risque de retirer l’échelle.

Le 24 mars à la Gaîté lyrique (Paris).


Plein Soleil

Batteur vu au sein de la fantastique Société Étrange, de Panpanpan ou aux côtes de François Virot, Jonathan Grandcollot œuvre en solo mi-homme mi-machine sous le nickname de Plein Soleil, exactement. Comme on peut le voir sur cette archive tirée du regretté festival Espace Barré, ça groove grave et ça cogne avec autant de sérieux que de souplesse.  
Programmé pendant la nuit de quasi-conclusion du festival, nuit sonorisée sur la Distomobile, le système son XXL fabriqué par les activistes de l’ultra-label-K7 TTT, Plein Soleil est à voir et entendre dans un programme généreux de neuf live venus de Ramallah, Londres, Budapest, Wroclaw, Bruxelles, Berlin, Lyon ou Clermont-Ferrand ! Neuf live qui permettent de découvrir un beau panorama des musiques électroniques mixtes d’aujourd’hui. Viens danser sous le Plein Soleil des tropiques !

Le 2 avril au Théâtre de l’Echangeur (Bagnolet).


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