Editors - The Back Room

01/12/2005, par Charline L | Albums |
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EDITORS - The Back Room
(Rough Trade / PIAS) - acheter ce disque

THE EDITORS - The Back RoomEncore un groupe qui investit la back room du revival 80's. En 1998, Interpol avait déjà trouvé la clé de cette chambre où traînaient des restes new wave et les disques des traumatisants Joy Division. Depuis la rentrée, Editors, formé en 2003 et originaire de Birmingham est le colloc de The Killers ou Franz Ferdinand sur la bande FM.
A peine ai-je posé l'album d'Editors sur la platine que la voix caverneuse de Tom Smith annonce la couleur : The Back Room est promis à un bel avenir dans la discothèque de ceux qui attendaient le prochain groupe qui siégerait au-dessus de Maximo Park pour leur hiver cold wave. Moins pop que Bloc Party et Cie, Editors s'avère être aussi plus hanté. Plus monotone aussi. Pour ne pas dire plus chiant. En effet quand le groupe se met aux ballades romantiques pesantes, avec une voix monocorde, pensant pouvoir concurrencer Echo and the Bunnymen... on ne peut que regretter la rythmique excellente de titres tels que "All Sparks". Le single "Munich" fait aussi resplendir toutes les capacités d'Editors à trouver une ligne de basse implacable et de bons riffs... Alors pourquoi des titres sans punch comme "Camera" qui semble pourtant vouloir faire effet sur les dancefloors : la batterie s'impatiente pendant deux minutes mais, après un semblant de décollage, retombe platement avec la voix qui veut se poser aussi impressionnante que celle de l'inégalable Ian Curtis et tourne ici presque au crooning.
A retenir tout de même, l'excellent "Fingers in the Factories" avec l'osmose batterie martelée et paroles hachées où il chante "Keep with me, keep with me, keep with me"... il n'aurait presque pas besoin de supplier tellement ce titre est accrocheur.
Sur la pochette du disque, un édifice à la profondeur de champ infinie dans une atmosphère très sombre (qui rappellera les pochettes de Peter Saville pour les
albums de... si vous avez suivi, vous avez deviné : Joy
Division). Ce n'est pas cet album qui permettra de voir le bout du tunnel de cette atmosphère glaciale. Donc, si la manie du glauque ne vous fait ni chaud ni froid, vous êtes plus invités à vous tourner vers Art Brut, qui semble déjà plus prés du but.

Charline Lecarpentier

Lights
Munich
Blood
Fall
All Sparks
Camera
Finger In The Factories
Bullets
Someone Says
Open Your Arms
Distance

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