> edito
accueil
> recherche
> emiliana torrini
me and armini
> james yorkston
when the haar rolls in
> ralfe band
interview
> polite sleeper
seens
> ratatat
lp3
> roma di luna
casting the bones
> son lux
at war with walls and...
> marie modiano
outland
> and also the...
concert secret au...
> skyphone
avellaneda
> orouni
jump out the window
> liam finn
i'll be lightning
> gérard manset
manitoba ne répond plus
> cantillon
interview
> newsletter
> POPdépêches
les news fraîches
> POParchives
les autres articles
> POPinterviews
les interviews
> POPmusic
sélection de mp3
> POPvideo
les émissions
> POPshop
compilation et +
> POPoldies
les "vieilleries"
> POPscene
sélection de concerts
> POPlinks
les liens
> POPforum
discutaillons
> POPblog
blog
> POPredaction
contact & play-list
> fils RSS







> pub
maison de disque, labels, distributeurs: profitez de la publicité que peut vous apporter popnews. infos
rejoignez-nous :
myspace
last.fm
twitter
facebook
|
|
BEIRUT - Gulag Orkestar
(Ba
Da Bing ! /
Differ-
Ant)
[site] -
acheter ce
disque
J'ai
toujours une petite appréhension en allant voir un film
d'Emir Kusturica. Je
sais que, malgré la sympathie que j'ai
pour son cinéma, il y aura toujours pour moi un peu trop
d'animaux, d'armes à feu et de fanfares, de même
qu'il y a dans l'estimable "Marie-Antoinette" de Sofia
Coppola un peu trop de
petits chiens, de macarons
et de perruques. C'est
moins une question de
goût qu'une
question de dosage :
après tout, pourquoi ne pas déguster,
de temps à autre,
un macaron Ladurée en caressant un petit chien - ou une
arme à feu, c'est selon - sur fond de musique tzigane ?
J'en étais arrivé à ce type de considération
métaphysique à l'écoute de "Postcards
from Italy", premier extrait de "Gulag Orkestar" qui
joue effectivement très bien son rôle de carte postale,
et je me demandais :
comment peut-on tenir
sur la distance avec
force fanfares pour un
premier album ? L'exercice
n'est-il pas trop artificiel
et pénible pour l'auditeur
? La réponse
que donne "Gulag Orkestar" dissipe ces craintes, et elle
est assénée avec la grâce de l'évidence
par un Américain d'à peine vingt ans, Zach Condon,
qui joue d'à peu près tout sur son disque et chante
avec un lyrisme qui rappelle
les meilleures envolées d'Andrew
Bird ou de Jens Lekman
(l'appétence instrumentale étant
un de leurs autres caractères communs). Je ne sais pas trop à quoi
tient le fait que cette
sorte de road-record
inspiré d'un
voyage fait en Europe
entre Berlin, Bratislava
et l'Italie, emporte
l'adhésion
: ni tentatives maladroites
d'inculturation musicale
ni exercices de style
gratuits, les morceaux
sonnent simplement juste
et moderne. Et jouent
sur une palette de sonorités assez
large pour faire oublier
le total-look fanfare,
de l'accordéon à la
Tiersen ("Mount Wroclai") en passant par les cuivres
mariachis et les incursions électroniques décalées
(sur deux morceaux, "Scenic World" et "After the
Curtain"). La réussite de l'entreprise dépasse
donc de loin les appréhensions que le début de hype
entourant son auteur
laissait planer. Rassuré, je peux
terminer mes macarons,
abattre enfin l'affreux
yorkshire qui salissait
le tapis de mon salon
Louis XV et reprendre
la lecture de la biographie
de l'Autrichienne. Non
mais.
David Larre
Gulag Orkestar
Prenzlaurberg
Brandenburg
Postcards from Italy
Mount Wroclai (Idle Days)
Rhineland (Heartland)
Scenic
World
Bratislava
The Bunker
The Canals of Our City
After the Curtain
|