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COMING
SOON - New Grids
(Kitchen
/ PIAS)
[site]
- acheter
ce disque
Ils
sont sept, sans compter les copains. Le plus jeune a 14
ans, le plus vieux, environ 25. Et pourtant, on dirait qu'ils
ont déjà des années de maturation de
leur concept derrière eux, tant la musique qu'ils
produisent est aboutie. On peut toujours identifier des
influences, majoritairement américaines (on jurerait
entendre Léonard Cohen sur le "Memento Mori"),
leur trouver une parenté avec certains aspects d'Herman
Düne -le chanteur principal, Howard Hughes, a récemment
collaboré avec le frère dissident André
Herman Düne, aka Stanley Brinks-, ou les Moldy Peaches,
dans la dimension folk. Certes. Mais il y a aussi cette
pop qu'on sent pointer derrière l'americana, et qui
rend un certain nombre de morceaux de l'album totalement
irrésistibles. Le titre "Big Boy", hit
total (dans un monde parfait) est, dans le genre à
faire swinguer une armée de manches de pioches, une
tuerie absolue : interprété par le jeune Leo
Bear Creek, la chanson est portée par une ligne de
guitare fuzzy, des claquements de main, un ukulélé,
et c'est parti, le morceau ne vous lâchera plus pendant
trois mois. Il y a là une fraîcheur, une désinvolture
qui n'est pas de la pose, un second degré, une évidence
mélodique et un côté sixties franchement
jouissif. Howard Hughes, stetson et voix de baryton, porte
ses morceaux entre la pop-song et le folk électrique.
"Time Bomb" transperce par son refrain à
la Jonathan Richman, "New Territories", la bien
nommée, ballade signée Ben Lupus, portée
par un piano électrique et les harmonies de Caroline
Van Pelt et Mary Agnès, tisse une toile vers l'œuvre
de Bonnie "Prince" Billy. Le folk s'électrifie
sur "Howard's Mood", entre guitare rythmique martiale
et banjo décalé, avec un tempo à géométrie
variable. La ballade country qui clôt l'album, "What
You've Left Behind", et ses chœurs imparfaits
mais tellement à propos, rassure par sa dimension
intimiste et chaleureuse. Comme si ce magnifique premier
album ne suffisait pas, les membres du groupe ont chacun
des projets parallèles, notamment Howard Hugues avec
des disques solos qu'il produit en compagnie de complices
consentants, tels que Clémence Freschard ou Adam
Cotton. C'est avec ce dernier que je l'ai vu récemment
reprendre à Lille le fabuleux "Memories"
de Leonard Cohen. Un gars qui reprend un titre de l'album
de Cohen produit par Phil Spector a pour moi tout compris.
Tout comme Coming Soon, d'ailleurs. Et cela donne un premier
album comme on n'en avait pas vu depuis un bail en France.
Coming Soon is coming now.
Frédéric Antona
Memento
Mori
Wolves in the City
Jack Nicholson style
See the Future
Broken Heart
Home from the Blues
Bright Tides
Private Tortures
Big Boy
Music from the Ceiling
Time Bomb
New Territories
Howard's Mood
What You've Left Behind
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