The Bishops - For Now

10/04/2009, par Emmanuel Beal | Albums |
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THE BISHOPS - For Now
(Boxson - MVS / Anticraft) [site] - acheter ce disque

THE BISHOPS - For NowLes deux têtes pensantes des Bishops sont frères. Ils sont laids comme des poux. Ils ont un nom de groupe ridicule, avec juste comme excuse de vraiment s'appeler dans le civil les évêques (merci papa). Ils aiment faire des conneries, comme assurer les premières parties de James Blunt. Ils sont incontestablement restés bloqués dans les sixties, même s'ils s'en défendent en disant des trucs du genre : "on est un groupe actuel, par exemple pour le dernier album on s'est beaucoup inspiré des Last Shadow Puppets" (sic). Ils ont donc également le goût des déclarations complètement connes. Bref, ils ressemblent beaucoup à Oasis. Mais là où le gang des frères Gallagher apparaît à juste titre comme un groupe de charognards, pillant à tout va l'héritage beatlesien (ce qui ne nous déplaît absolument pas d'ailleurs), les Bishops sont de la catégorie des orfèvres. Le genre de mecs à vous faire croire en 2009, qu'il n'est absolument d'aucune importance que les Kinks aient pu un jour existé, vu qu'ils font exactement la même chose avec quasiment le même talent mais avec quatre décennies de retard.

Après un premier disque remarqué en 2007, et à l'heure du "toujours difficile deuxième album" (j'ai jamais trop compris ce poncif absolu de la critique rock : "The Freewheelin' ", c'est quand même mieux que Bob Dylan, non ? Et vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui préfèrent "Bleach" à "Nevermind" ?), à l'heure donc de ce "For Now", pas question ici de changer une formule qui fonctionne parfaitement, parce que déjà testée pendant plus de quarante ans par tout anglais trop boutonneux pour faire autre chose que de la musique. Un trio, c'est donc avant tout (et ici presque toujours) trois instruments avec le guitariste qui chante (ça fait quand même moins cher en personnel). Un look, c'est donc avant tout du noir et du blanc (ça fait quand même moins long en recherche de fringues). Une bonne chanson, c'est donc avant tout un truc de moins de trois minutes qui se doit d'être d'une efficacité absolue. Mais alors me direz-vous pourquoi les Bishops plus que ............... (vous pouvez remplir les pointillés avec n'importe quel groupe, dont vous n'aimez pas le côté passéiste et poseur) ? Parce que les Bishops apparaissent à travers leur musique, comme intègres, sincères et qu'honnêtement ils savent écrire de parfaits singles avec l'accrocheur et entêtant "City Lights", des ballades à faire chialer Benoit XVI devant un sidéen (et visiblement c'est pas évident) avec l'irrésistible "Nothing I Can Do or Say" et reprendre de la plus belle façon qui soit des classiques du folk américain avec l'impeccable "He Was a Friend of Mine". Donc, ça ne fait rien avancer (c'est loin de Radiohead et heureusement), ça ne sert à rien, c'est complètement obsolète et c'est pour cela que c'est absolument délicieux et indispensable.

Emmanuel Beal


A lire également, sur The Bishops :
la chronique de "The Bishops" (2007)

City Lights
Wandering By
Hold On
Nothing I Can Do or Say
Pass Away
For Now
Laughter in the Dark
If You Leave Today
Slow Rider
He Was a Friend Of Mine
Rain Dance
Train Won't Stop
Free To Do What You Want
Carry On


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