Le meilleur combo de rock français est féminin, banlieusard, chante dans la langue de Cervantès, d’Olympe de Gouges et de Daniel Johnston et nous pisse à la raie son eau de feu. Avec amour s’il vous plaît.
Michel Cloup – Backflip au-dessus du chaos
un retour sur lui-même et ses pratiques en enregistrant un album spontané, peu écrit mais plein de fougue et de fulgurance. Une cure de jeunesse, électrique et saccadée. Dix ans après Notre Silence : Notre Bruit.
Geneviève Castrée : la totale (en 562 pages)
Phil Elverum publie enfin, après 5 ans de travail, Geneviève Castrée – Complete Works 1981-2016 l’intégralité des oeuvres graphiques de son épouse Geneviève Castrée.
Mimi, notre Colonel Parker – Hommage à Mimi Parker (1967-2022) de Low
Il y a les grands, les intouchables statues du Commandeur : Scott Walker, Mark Hollis, David Berman, Franco Battiato…
Et il y a la famille.
Comme Jason Molina, Mimi Parker faisait partie de la maison, la commune, celle qu’on partage avec les copains.
Stanley Brinks – River Green
Et si Stanley Brinks faisait son Bob Dylan de poche sur ce River Green très soft-rock, en unissant le folk anglo-saxon et scandinave, le pub et le diner. United colors of banjo.
Jérôme Minière – La Mélodie, le Fleuve et la Nuit
Le canadien d’adoption observe les débordements de son époque, cherche son point fixe dans la nature, la permanence de l’art et l’amitié. Un programme dantesque diablement bien mis en musique.
Mushfoot – Time Before Land
Time before Land est un petit bijou de production étrange. Du rock lo fi nimbé dans une contre-production, une anti superprod qui évoquerait un MBV du pauvre, un brouillard volontairement dévoilé.
C’est presque une esthétique nouvelle, écartelée entre les canons du genre : la naïveté des uns, la multiplication des filtres des autres. De la pop cubiste.
Sylvain Chauveau & Pierre-Yves Macé – L’Effet rebond
Double album, reflets différents d’une même œuvre en miroir, Sylvain Chauveau & Pierre Yves Macé font avec L’effet Rebond d’une pierre deux coups : fondre la pop dans la musique contemporaine et improvisée. À moins que ce ne soit l’inverse. C’est magnifique, surprenant, intelligent et sensible : une grande réussite pour les deux.
Bill Callahan – YTI⅃AƎЯ
Retour à la terre, bonheur familial… Bill Callahans reconnecte à la réalité et c’est une épiphanie. Mais la routine familiale use et Bill s’entoure de son fidèle Matt Kinsey (guitare) et de Jim White de Dirty Three (percussions) pour prendre la poudre d’escampette entre deux promenades en poussette et les compositions, classico, prennent gentiment le large. Un bel album lumineux.
Hot Chip – Freak Out/Release
Un album moyen d’Hot Chip c’est comme un ecsta qui ne monte pas : une longue attente avec une impatience trépignante. Et c’est mauvais pour les dents..










