Françoiz Breut, pas du tout futile, aborde son mitan de siècle avec curiosité et distance. Pleine de désirs, de rêves, à l’affut de ses sensations, ivre de lecture et de peinture, Françoiz est le contraire d’une confinée recluse et s’immerge dans la diversité avec un collectif de vibrants défricheurs bruxellois pour nous livrer un passionnant album qui nous en met plein les esgourdes, après un « Zoo » plus grand breton. Faisons fi des miasmes, frottons-nous à ce Flux flou de la foule.
Institut – L’Effet waouh des zones côtières
Poésies désenchantées sur le monde, en mode confiné. Petit précis de l’actualité, ad nauseam.
Noise – Tenno
Réédition d’un album culte/séminal/fondateur (rayez les mentions inutiles) du couple Tori et Reiko Kudo. Une poétique du bruit dans le Japon des années 80 du siècle dernier.
Darren Hayman – Music to Watch the News By
Et Darren de nous abreuver lui aussi, en continu.
Jim O’Rourke – Best That You Do This For Me
Jim O’ en compositeur pour trio à cordes. Une curiosité.
Fletcher Tucker – Unlit Trail
Capture d’instants et reflets de l’esprit des lieux, l’animiste Fletcher Tucker clôt divinement sa tournée dans un(e) drone de méditation lardée de folk. Gros trip dans la stuga.
Arab Strap – As Days Get Dark
Arab Strap se regarde le gras du nombril presque vingt ans après sa séparation. Rien n’a changé si ce n’est en pire. La situation est donc idéale car le couple a de beaux restes et un savoir-faire génial. On les retrouve vieillis mais en pleine puissance de feu, acides, pleurnichards, totalement lucides. Et c’est la meilleure piqure de rappel de l’année, garantie sans thrombose.
“Je n’aime que la musique triste”, un livre d’Adrien Durand
Souvenirs d’égotisme pop.
Fabio Viscogliosi – Camera
Dans sa chambre intime, Fabio nous convie à un repas mystique fait de rêveries poétiques, souvenirs, attentes, visions animalières et amoureuses.
Fantomes – It’s OK
Hommes de peu de foi qui n’en gardez qu’un reste pour l’accord sacro-saint guitare-batterie, It’s OK est une plongée dans tout ce qui fonde d’éternité notre socle indie 90ies.










